Recommander

Catégories

Images aléatoires

Mercredi 15 novembre 2006
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier Syndicat d’agriculteurs, producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
 
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : FL/FB 06/11-70
 
 
COMMUNIQUE
 
 
Charte superéthanol : la dernière trahison de la FNSEA ?
 
 
Une charte pour le développement de la filière superéthanol E85 en France a été signée lundi à
Matignon.
 
Il est étonnant de constater que seule la FNSEA (avec ses satellites : JA, AGPB, AGPM et CGB), parlait
au nom des agriculteurs pour la signature de ce document, alors que dans quelques semaines elle
n’en représentera plus la majorité. Par contre, toutes les enseignes de la grande distribution et
6 grands constructeurs étaient signataires : la pluralité et la démocratie ont décidément du mal à
 exister en agriculture.
 
Les agriculteurs français doivent savoir qu’ils ont été ainsi engagés à contractualiser les
approvisionnements des usines d’éthanol « en termes de volume et de prix », et à
devenir « compétitifs par rapport aux opérateurs américains ».
 
La CR et l’OPG dénoncent le comportement de la FNSEA et de ses sections spécialisées
qui, encore une fois, signe pour la baisse du prix des céréales et donc, contre une politique
de prix rémunérateurs pour les producteurs. Les agriculteurs vont devoir fournir du blé
à 80 € la tonne aux éthanoliers dans un marché de blé alimentaire qui oscille entre
130 et 150 € la tonne !
 
 
Le 15 novembre 2006 à 15 h
Par OPG - Publié dans : Communiqué de presse
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 29 septembre 2006
L’Organisation des Producteurs de Grains
 
 
 
COMMUNIQUE
 
Surprenant durcissement des critères de mise à
l’intervention du maïs!
 
 
En confirmant le durcissement des conditions d’intervention pour le maïs, le comité de gestion
 céréales de l’UE impose aux producteurs de nouvelles charges absurdes.
 
Ces modifications de critères de qualité sont le fruit de l’incompétence de la Commission
européenne dans plusieurs dossiers :
- la politique agricole commune qui n’arrive plus à équilibrer les assolements des différentes grandes
cultures en fonction des besoins d’une Europe globalement déficitaire en grains,
 
- la gestion des marchés des grains qui est catastrophique,
 
- l’accompagnement de l’élargissement de l’UE, notamment à la Hongrie, qui s’est traduit
par une incitation à produire du maïs sans développement des débouchés dans la zone…
 
Aujourd’hui, 4,9 millions de tonnes de maïs de la récolte 2005 sont
stockées à l’intervention en Hongrie par la Commission européenne.
 Or, la dégradation de la qualité du grain après un an de conservation
est un phénomène naturel bien connu en maïs.
Bruxelles, ne sachant pas comment écouler ce vieux stock, durcit les
critères d’intervention, comme si les excédents hongrois 
allaient devenir coutumiers. Une fois de plus, on s’attaque aux
conséquences d’un problème sans en régler la cause.
 
A l’heure où les économies d’énergies deviennent un fait sociétal, la
baisse d’un point d’humidité (de 14,5 % à 13,5 %) va entraîner une
utilisation accrûe d’énergie pour sécher les grains.
Cette décision va donc coûter aux agriculteurs environ 8 € de plus de
frais de séchage par hectare, plus la perte d’environ 1 % de leur
récolte (environ 13 €) : au total, plus de 20 euros par hectare,
soit 2 000 € pour une ferme de 100 ha.
Par ailleurs, les restrictions sur les grains brisés ou échaudés vont
compliquer les manutentions diverses et accroître les litiges de
 commercialisation.
 
Enfin, ces nouveaux critères n’influeront pas de manière significative
sur la durée de conservation du maïs et sur le risque de développement
de mycotoxines au cours du stockage.
 
 
 
Le 29 septembre 2006 à 17 h 15
 
 
 
 
 
 
Par J.C Desesquelles - Publié dans : Communiqué de presse
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 29 juillet 2006
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier Syndicat d’agriculteurs, producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
 
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : 06/07-52
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Campagne de sensibilisation à la sécheresse :
les agriculteurs irrigants dénoncent les propos regrettables
du ministère de l’écologie
 
 
Dans le message de sensibilisation aux économies d’eau diffusé sur les radios, une voix masculine simulant le rôle d’un agriculteur déclare : « …et j’arrose pas en plein soleil ! ». Les producteurs de grains ne peuvent être qu’offusqués par cette affirmation lourde de conséquences.
 
L’irrigation diurne n’a pas à être diffamée pour de nombreuses raisons :
 
-         Dans les régions où il n’y a aucun problème de disponibilité de la ressource en eau et donc pas de restriction, ces propos nuisent à l’image des agriculteurs,
-         La quantité d’eau perdue lors de l’aspersion « en plein soleil » est infime, de plus, le phénomène de l’évaporation qui absorbe de la chaleur contribue à lutter contre la canicule,
-         Pour arroser seulement la nuit, il faudrait doubler les installations d’irrigation car celles-ci sont étudiées pour apporter, en fonctionnant 24H/24, la dose exacte permettant d’éviter un déficit hydrique et donc une souffrance des plantes,
-         Les arrêts et redémarrages des installations d’irrigation entraînent des pertes d’eau et d’énergie, pouvant être supérieures aux économies minimes présumées.
 
En fait, on ne condamne que ce qui est visible car les grands jets des canons d’irrigation choquent un certain public. Contraindre les agriculteurs à n’irriguer que dans la pénombre en les cachant comme s’ils étaient des voleurs est inacceptable. Le travail de nuit est plus dangereux et il est soumis à des règles différentes pour les salariés. En outre, les agriculteurs qui font déjà de nombreuses heures dans la journée, ne peuvent détériorer plus encore leurs conditions de travail et leur vie de famille.
 
Le ministère devrait par contre rétablir un certain nombre de vérités car « l’essentiel est invisible pour les yeux ». Ainsi, toute plante prend de l’eau puis la rend en respirant et en transpirant. Les forêts utilisent d’ailleurs beaucoup plus d’eau que les cultures, irriguées ou non. Tous les végétaux jouent un rôle primordial pour réguler et rafraîchir le climat, en particulier en période de canicule. Pour le comprendre, il suffit de comparer en ce moment les températures moyennes journalières en zones rurales par rapport aux zones urbaines.
 
 
Le 28 juillet 2006 à 09 h 30
 
 
Par O.P.G - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 23 juin 2006
USINES D’ETHANOL : APRES L’AGREMENT, L’APPROVISIONNEMENT !
 
Avec le développement des usines d’éthanol, en vogue ces temps-ci, les structures coopératives débutent leurs opérations marketing auprès des agriculteurs pour approvisionner, en graines (de blé ou de maïs) les nouvelles distilleries.
 
Ainsi, à l’approche de la récolte des céréales, apparaissent des formules contractuelles qui méritent une analyse objective.
 
Il est généralement demandé aux agriculteurs fournisseurs de graines de se plier à des contraintes, parmi lesquelles :
 
L’engagement pluri annuel : les agriculteurs doivent en effet s’engager à livrer leurs céréales pendant 5 ans minimum !
 
La qualité des céréales : les nouvelles structures  sont relativement peu précises sur la qualité des céréales, qui doit respecter un cahier des charges rigoureux et contraignant pour que les drèches puissent être utilisées, de façon profitable, en alimentation animale.
Les seuils de mycotoxines doivent être respectés et surtout, les taux de protéines doivent être suffisamment élevés. Une distillerie pilote fonctionnant en Seine et Marne depuis 25 ans exige des lots de blé de 12 % de protéines minimum.
Une forte incitation, sous forme de réfaction sera très probablement mise en place sur les nouvelles structures.
Dans la pratique, suivant cette expérience Seine et Marnaise, l’usine absorbe des grains de blé pour la fabrication d’éthanol.
Pour 2005, le tarif appliqué auprès des coopérateurs engagés dans la distillerie a été en moyenne après réfactions de 79 € la tonne net agriculteur. Alors que pour les agriculteurs non engagés, le prix a été de 10 € supérieur.
 
Le dépôt de garantie : 50 € par tonne est exigé de l’agriculteur pour que celui-ci puisse rentrer dans le programme, soit 400 € par hectare (pour 8 t/ha). Au cours actuel des céréales, cela constitue l’immobilisation d’une demi récolte !
 
 Il est évident que les usines d’éthanol se doivent d’avoir un approvisionnement constant. La qualité du blé, contrairement à ce que l’on pourrait penser est extrêmement importante, c’est grâce à celle-ci que les drèches, par leur valorisation assureront une rentabilité à la filière.
 
Outre cet aspect technique, Il est important de savoir qu’en France la production d’éthanol n’est pas rentable sans un soutien important du gouvernement à travers la défiscalisation. Ce soutien est aujourd’hui de 33 € par hl d’éthanol, soit 115 € par tonne de blé, ce qui est équivalent à son cours actuel. Sans aide, il faudrait donc que l’agriculteur donne gratuitement sa céréale pour que la filière arrive à tourner. La discrétion du ministère de l’Agriculture à l’égard de la pérennité de cette aide nous incite à la plus grande prudence.
Sans remettre en cause la totalité de ce soutien, il paraît évident qu’une réduction est tout à fait prévisible. Dans un rapport de septembre 2005, l’Inspection des Finances demande à ce que cette défiscalisation soit ramenée de 33 € à 10 € par hl, soit 35 €/tonne au lieu de 115, c'est-à-dire une réduction de 80 € par tonne de blé. Dans ce cas de figure, notre crainte va légitimement vers les producteurs de grains qui pourraient voir le prix de leur matière première servir de variable d’ajustement, surtout qu’ils se seront engagés sur cinq ans.
 
Excès de méfiance ou réalité ? Ce ne serait pas la première fois que les producteurs se retrouveraient abusés dans un programme de diversification.
 
Le prix des céréales est aujourd’hui porteur sur le plan international. Comme après 92 où les prix de marchés ont masqué la nuisibilité du système PAC, les promoteurs d’éthanol vont être bien tentés d’assimiler la reprise des cours actuels au développement de leur programme : ce qui n’est pas la réalité aujourd’hui.
Par O.P.G - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 3 juin 2006
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier Syndicat d’agriculteurs, producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
 
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : 06/05-35
 
COMMUNIQUE
 
Les illusions du plan biocarburants
 
Pour une agriculture nourricière et énergétiquement indépendante
 
 
L’agriculture ne sera pas sauvée par les biocarburants. Faute de compétitivité avec les produits pétroliers et les biocarburants importés, le prix de vente des matières premières agricoles aux « raffineries vertes » ne permettra pas aux agriculteurs de dégager du revenu. Le plan biocarburants actuel est une erreur qui va hypothéquer notre indépendance alimentaire, sans améliorer significativement notre indépendance énergétique. 
 
Le plan biocarburants repose sur une logique de circuits longs et de filières industrielles dans laquelle les prix des produits agricoles constituent la variable d’ajustement. La valeur ajoutée est donc une fois encore confisquée au paysan.
 
En augmentant les surfaces réservées à la production de biocarburants, on oublie la fonction première de l’agriculture qui est de nourrir la population. Les terres disponibles ne suffisent pas actuellement à garantir la souveraineté alimentaire de l’Europe, dangereusement dépendante des pays tiers pour son approvisionnement en protéines végétales (exemple du soja). Alors que, dès aujourd’hui, on peut pressentir pour l’avenir des tensions sur les marchés alimentaires agricoles et que les stocks sont historiquement bas, il n’est pas raisonnable de mettre encore plus à découvert notre approvisionnement en matières premières agricoles.
Le danger encouru n’est pas seulement économique. Il est également sanitaire, car cette politique rend l’Europe dépendante d’importations de produits OGM qu’elle se refuse à cultiver.
 
Le rôle principal de l’agriculture de demain ne pourra pas être la production d’énergie pour tous en substitution du pétrole. Par contre, le véritable enjeu est d’assurer l’autonomie énergétique de l’agriculture, afin de continuer à nourrir les populations quelle que soit l’évolution du prix de l’énergie. Sans gasoil pour les tracteurs ce serait la famine pour tous !
 
Pour l’OPG et la CR, une bonne politique de bioénergie rationnelle et durable passe par les circuits courts qui permettent les meilleurs bilans énergétiques, environnementaux mais aussi économiques. 
 
 
Le 30 mai 2006 à 09h30
Par J.C Desesquelles - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 25 février 2006
<Réunion ALDECA, Paris. F. LUCAS, B. LANNES, T. PERCHE, A. SAMBOURG, F. VIENNE, J. COMMERE
Réunion de travail avec T. Perche et A. Sambourg (CR 77) au sujet de l’ALDECA . Le point a été fait sur le développement de l’association qui fait déjà l’objet de l’attention d’un grand nombre de médias. La réflexion a ensuite porté sur la manière de trouver des financements durables, afin que l’association ait très rapidement les moyens de rémunérer un permanent. Au-delà du travail très important qui est fait autour de l’utilisation des céréales combustibles, une des pistes serait d’élargir l’objet de l’association à la valorisation des biocarburants agricoles en circuit court, afin de montrer qu’existe une véritable alternative, tant sur le plan économique qu’environnemental, par rapport à la filière industrielle qui est actuellement poussée par les pouvoirs publics sous la pression de la « profession agricole ». Une partie du groupe est ensuite allée rencontrer le directeur-adjoint du cabinet de M. Bussereau, afin de présenter les demandes de subvention pour 2006 concernant l’ALDECA et le festival de NLSD.
Par J.C Desesquelles - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 22 février 2006
Coordination RuraleSyndicat
Union Nationale
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
Auch, le 20 février 2006
N/Réf. FL/FB–06/02-77
 
 
IMPORTANT ET URGENT
 
 
Objet : Projets de loi concernant les obtentions végétales
 
 
 
 
Madame la députée,
Monsieur le député,
Messieurs les présidents des groupes politiques de l’Assemblée Nationale,
 
 
Nous revenons vers vous au sujet
 
La question des obtentions végétales vient devant les députés par le biais de trois projets de loi qui vont vous être présentés prochainement, après avoir été adoptés récemment par le Sénat. Il est notable que cette question, dont l’enjeu est très important pour les agriculteurs, ait fait l’objet de deux projets de loi initiaux, présentés au Sénat en 1996, et dont l’adoption a été différée depuis près de 10 ans.
 
Il était initialement prévu que l’Assemblée Nationale étudie les projets n°2803 autorisant la ratification de la révision de la Convention Internationale de 1991 pour la protection des obtentions végétales et n°2841 concernant le projet de loi relatif aux obtentions végétales et modifiant le code de la propriété intellectuelle et le code rural, projets tous deux récemment adoptés devant le Sénat.
 
Or, sous prétexte que certaines variétés végétales voient leur certificat d’obtention végétale (COV) arriver à échéance très prochainement (le 6 mars pour le blé tendre Galaxie ou l'orge Flika, le 6 avril pour la pomme de terre Mona Lisa et le 29 décembre 2006 pour la variété Charlotte), il vous est proposé d’adopter une loi composée d’un article unique en urgence : c’est ainsi que le projet de loi n°2869 relatif aux obtentions végétales est apparu. Sa date d'inscription à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée nationale est fixée au 23 février prochain (selon la procédure simplifiée de l’article 106 du Règlement de l’Assemblée Nationale), alors que le sujet inscrit dans l’article unique ne devait pas être adopté avant, au mieux, la fin du mois de mars, voire au mois d'avril dans le cadre du projet n°2841 et ceci dans le cadre des procédures normales d’examen et de discussion. 
 
 
 
Nous voulons attirer votre attention sur le fait que l’urgence dont il est ici question est relative aux intérêts privés de certains obtenteurs qui craignent de voir leurs variétés « tomber » dans le domaine public. Il nous semble que cette situation particulière ne devrait pas conduire la représentation nationale à considérer de manière partielle et donc partiale l’importante question des obtentions végétales, au risque de verrouiller la discussion ultérieure par un article qui serait adopté trop rapidement. Nous remarquons d’ailleurs que jusqu’ici, tous les ans, des variétés tombent dans le domaine public sans que l’obtention végétale ne cesse d’exister.
 
Pour cette raison, nous vous demandons de faire preuve de prudence en vous opposant au projet de loi n°2869 par un amendement de retrait concernant la modification de l’article L 623-13 du code de la propriété intellectuelle qui vous est proposé en urgence. Il vous sera toujours possible de réexaminer sereinement cet article à l’occasion de l’examen dans quelques jours du projet 2841. 
 
Nous souhaitons également attirer votre attention sur le fait qu'il vous est demandé de modifier de façon radicale la législation sur l'obtention végétale en trois lois successives  (n° 2869, n°2803 et n°2841) avec des conséquences irréversibles sur la biodiversité, la sécurité alimentaire et le détournement du patrimoine génétique commun au profit de quelques firmes souvent multinationales. La question qui est en jeu revêt une importance considérable pour les agriculteurs dans la mesure où se profile une réelle menace concernant l’utilisation des semences fermières et la possibilité pour les agriculteurs de ressemer leur récolte. Cette possibilité est en effet, selon la loi, un privilège de l’agriculteur intervenant en dérogation des droits de l’obtenteur.
 
Les raisons qui ont amené le Sénat à différer l’examen de ces projets de loi depuis 1996 n'ont pas changé. La plus grande vigilance est donc requise pour ne pas commettre une erreur irréversible qui engagerait la responsabilité de représentation nationale devant l’ensemble des agriculteurs français.
 
C’est pourquoi nous vous adresserons très rapidement des compléments d'information au sujet des deux autres projets de loi qui seront prochainement soumis à votre examen.
 
Espérant que vous ferez bon droit à notre réflexion pour l’avenir de l’agriculture, nous vous assurons de notre considération distinguée.
 
 
 
 
François Lucas
Président National de la Coordination Rurale
Par J.C Desesquelles - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 22 février 2006
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier Syndicat d’agriculteurs, producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
 
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : 06/02-13
 
COMMUNIQUE
 
 
Nouveau coup de ciseau dans les aides PAC
 
 
Dans un communiqué de presse anodin, l’ONIGC (ex ONIC) explique ce mardi 21 février que les aides PAC versées aux agriculteurs en décembre 2005 doivent encore être amputées de 0,16% (le pourcentage définitif sera confirmé fin mars), soit 8 millions d’euros qui seront récupérés par l’UE .
 
Rappelons que ces aides compensatoires avaient été réduites sans préavis, au moment de leur versement en décembre, de 4,15 %, après constatation d’un excédent de cultures sèches.
 
En revenant sur ces dépassements de surface, il y a vraiment de quoi s’interroger sur la capacité de l’ONIGC à analyser les chiffres, sachant que les agriculteurs avaient tous obligatoirement transmis leur déclaration d’assolement au 15 mai 2005.
 
Cette énième déduction des aides compensatoires ressemble à s’y méprendre à du harcèlement vis-à-vis des céréaliers, qui ont subi une baisse de leur revenu estimé à 19 % en 2005 (selon les statistiques officielles provisoires d’évolution du revenu par actif non salarié).
 
Ce nouveau coup de ciseau dans les aides agricoles ne fait qu’ajouter au discrédit de la PAC, en laquelle plus un seul paysan français ne peut aujourd’hui faire confiance.
 
 
 
Le 22 février 2006 à 16 h 25
 
Par J.C Desesquelles - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 10 février 2006
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier Syndicat d’agriculteurs, producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
 
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : 06/02-06
 
COMMUNIQUE
 
 
Semences : Le lobby fait sa loi
 
 
En présentant un projet de loi qui sommeillait depuis une dizaine d’années, le ministre de l’agriculture apporte un soutien sans faille aux obtenteurs de semences.
 
D’après M. Bussereau,  ce nouveau texte « créerait un cadre législatif reconnaissant la pratique de production et d’utilisation des semences de ferme ». En fait, la lecture du projet révèle que celles-ci n’y sont considérées que comme « une dérogation  facultative ».
 
L’appui qui avait été apporté aux obtenteurs avec une cotisation volontaire obligatoire (CVO) à la charge des producteurs de blé serait, par ce nouveau texte, étendu aux semences de pois, colza ou pomme de terre.
 
Le Certificat d’Obtention Végétale institutionnalisé par ce projet de loi conforterait considérablement les droits de l’obtenteur. La protection serait allongée de 5 ans. Tout mélange variétal serait interdit pour l’agriculteur (alors que ceux-ci peuvent contribuer à réduire l’utilisation de phytosanitaires), l’obtenteur pouvant même aller jusqu’à revendiquer des droits sur le produit récolté. L’arrivée des OGM y est anticipée avec des règles particulières concernant « les variétés essentiellement dérivées ».
 
La Coordination Rurale et l’OPG regrettent que ce texte apporte, une fois de plus, un soutien aux revenus des firmes semencières, disposant de moyens puissants de lobbying, au détriment des producteurs. C’est pourquoi la CR et l’OPG ont exprimé leur désaccord sur ce texte et useront de tous leurs moyens pour en bloquer l’adoption. La loi naturelle, qui veut qu’un reproducteur se reproduise, est bafouée de même que le droit ancestral des agriculteurs à ressemer leur récolte, fondement de notre civilisation. Après une chute catastrophique du revenu agricole et à la veille de la mise en place de nouvelles contraintes administratives, le Ministre aurait pu éviter une nouvelle agression contre les agriculteurs.
 
 
 
Le 10 février 2006 à 12 h 30
 
Par O.P.G - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 décembre 2005
page1
Par J.C Desesquelles - Publié dans : cereales.grains
- Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus